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Vous pouvez retrouver des informations qui intéressent nos adhérents sur le site de la fédération Essonne Nature Environnement : www.ene91.fr

Le 30 avril 2017

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Association agréée pour la défense de l'environnement

Bienvenue sur le site de SEE

Mise à jour le samedi 25 juin 2011
 

Les news

Merci de consulter notre site. A travers ces quelques pages, nous nous efforçons de défendre notre cadre de vie qui est toujours menacé. Voici donc nos dernières informations, et sujets d'actualité.


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Juin 2011, le sujet du mois

Que reste-t-il du Grenelle de l’environnement ?


Conjuguée à toutes les sauces, l’écologie est devenue aujourd’hui un enjeu politique à défaut d’avoir trouvé naturellement sa place dans nos comportements quotidiens. Chacun s‘accordant à dénoncer les dérives de nos sociétés ‘’modernes’’.


Alors tout le monde parle du développement durable, autre formulation technicienne d’un concept devenu trop vert pour certains, et deux ‘’Grenelle de l’environnement’’ auront quand même permis de dégager quelques pistes d’avenir sur la base de 6 chantiers prioritaires :


1- Amélioration énergétique des bâtiments et harmonisation des outils de planification ;

2- Changement essentiel dans le domaine des transports ;

3- Réduction des consommations d’énergie et du contenu en carbone de la production ;

4- Préservation de la biodiversité ;

5- Maîtrise des risques, traitement des déchets et préservation de la santé.

6- Mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance écologique.


- Amélioration énergétique des bâtiments et harmonisation des outils de planification ;

Si l’on y regarde d’un peu plus près, ce premier thème incite à favoriser un urbanisme économe en ressources foncières défiant ainsi les pratiques communales actuelles qui sont éloignées de cette vision d’avenir. En effet, lutter contre l’étalement urbain consiste d’abord à densifier les cœurs de ville et éviter de créer un bâti périphérique consommateur de terrains et générateur de déplacements urbains. Malheureusement les plans locaux d’urbanisme applicables actuellement ne sont pas conçus dans cet esprit. Il en est de même pour l’amélioration énergétique du bâti qui doit conduire à une véritable rupture dans la construction neuve et à une rénovation thermique des logements anciens (si l’on en croit les études menées sur le sujet, 400 000 logements devraient être traités chaque année à partir de 2013). Or, sans outils de réglementation adaptés, il est difficile de répondre à ces demandes qui pourtant, peu à peu, se font jour sous la pression des entreprises de bâtiments friandes de ces nouveaux marchés.


- Changement essentiel dans le domaine des transports ;

Le second thème consacré au transport vient en renforcement du premier. Il s’agit notamment de développer des transports collectifs urbains en favorisant les modes de transport alternatif (auto-partage, vélos en libre service, création de pistes cyclables…) Bâtir de nos jours en générant des déplacements traditionnels n’a plus de sens. Les 30 dernières années attestent de cette situation avec une régression lente et inexorable de la qualité de vie de nos villages, en particulier en Essonne, malgré quelques tentatives d’améliorations ponctuelles non coordonnées entre-elles (à l’exemple du nouveau type de bus/tramway le Tzen réalisé entre Sénart et Corbeil).


 - Réduction des consommations d’énergie et du contenu en carbone de la production ;

Le troisième thème poursuit l’objectif de réduire les émissions à effet de serre. Un vrai catalogue de mesures a été mis au point, allant de l’obligation pour les collectivités locales de plus de 50 000 habitants de se doter d’un plan énergie-climat en 2012, à la disparition progressive des ampoules à incandescence. Pour cela les énergies renouvelables doivent être favorisées, notamment l’éolien et le solaire. De son coté l’énergie nucléaire est devenue un véritable casse-tête pour les gouvernements depuis la catastrophe de Fukushima au Japon. La pression s’est accentuée avec de lourdes conséquences sur les choix stratégiques adoptés par certains pays d’Europe : l’Allemagne vient de décider sa sortie définitive de l’énergie nucléaire d’ici à 2022, l’Italie a pris le même chemin par voie de référendum. La France va t-elle rester isolée sur cette question ?


- Préservation de la biodiversité ;

Le quatrième thème préconise de préserver la ressource en eau, de rendre l’agriculture durable et de protéger la faune et la flore, la mer et le littoral. Après tant d’années de déréglementation nos gouvernants prennent enfin des mesures que le bon sens n’aurait jamais dû abandonner au profit d’une économie de marché suicidaire…


- Maîtrise des risques, traitement des déchets et préservation de la santé ;

Le cinquième thème est celui auquel nous sommes peut être le plus confronté aujourd’hui dans notre quotidien, avec la mise en place d’une gestion durable des déchets. Le tri sélectif est devenu un enjeu important quand on se réfère aux données statistiques sur le volume des ordures ménagères produites, véritable casse tête pour les collectivités locales chargées du ramassage. Ce thème aborde aussi la question de la pollution de l’air, des nuisances sonores, lumineuses, les ondes électromagnétiques etc…


- Mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance écologique ;

Enfin, le dernier thème aborde la question de la gouvernance. Comment mettre en place des outils d’application de ces mesures ? Comment organiser la concertation en amont des projets ? Agir dans les sphères publiques et privées ? Ce sont de véritables défis d’avenir car il faut bien reconnaître qu’entre les intentions clairement exprimées dans ce document de synthèse et la réalité, rien ne semble gagné d’avance. Il faudra beaucoup de temps et de pédagogie pour mettre ces objectifs en actes citoyens.


Plus d’un siècle et demi après la naissance de la révolution industrielle, nos sociétés réalisent enfin que l’avenir de la planète est menacé par une croissance continue non réglementée. Il faut espérer que cette prise de conscience soit mondiale afin de ne pas rendre puériles les mesures qui seraient mises en œuvre par certains et non par d’autres. Cela passe naturellement par un changement profond de nos méthodes de croissance, à commencer par nos propres comportements individuels, sans perdre de vue que les communes comme les collectivités locales ont pris beaucoup de retard dans l’élaboration des règlements nécessaires à la mise en œuvre de ces 6 chantiers.


Vaste programme…

Jean-Pierre Moulin


Pour aller plus loin :

Consulter le site : http://www.legrenelle-environnement.fr/

 


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Mars 2011, le sujet du mois

Les déchets ménagers, un problème qui ne cesse d’augmenter !

La question des déchets s’avère de plus en plus problématique. En effet, ceux-ci continuent à croître et il faut donc gérer de plus en plus de déchets et la gestion de ceux-ci coûte de plus en plus cher.

La Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) a augmenté en moyenne de 154% entre 2001 et 2008 ! (source CNIID, Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets)

pour en savoir plus : http://cniid.org
 
Ces déchets posent de nombreux problèmes à notre environnement : qualité de l’eau, des sols, de l’air … et par conséquent à notre santé.
Que peut-on faire, au niveau individuel, pour réduire ses propres déchets ?

Une démarche logique : de l’amont vers l’aval.


* Consommer moins de produits :

Il faut se rendre à l’évidence : moins nous achetons de produits, dont une partie d’ailleurs ne sera pas utilisée, moins nous produisons de déchets.
Donc, la première chose à faire, c’est de bien réfléchir à son acte d’achat : en ai-je vraiment besoin ?, n’y a-t-il pas une autre solution pour répondre à ce besoin que d’acheter tel ou tel produit ?

Cela passe par (en vrac) : éviter les phénomènes de modes, faire davantage durer les outils et les choses que nous utilisons, entretenir, réparer, échanger, acheter d’occasion, revendre les choses dont nous n’avons pas besoin plutôt que de les jeter …


* Consommer mieux :

Choisir des produits de qualité et qui pourront être utilisés longtemps (avec comme conséquence première que nous aurons moins besoin de les renouveler) : une meilleure qualité entraîne un moins de déchet  pour un service équivalent voire meilleur
- acheter des produits alimentaires en vrac plutôt que déjà emballés
- éviter d’acheter des produits sur-emballés.


 
* Composter les matières organiques :


Comme les matières organiques représentent près de 33% du poids de nos poubelles, si l’on composte ses déchets organiques, cela réduit d’autant le poids des déchets à traiter.  Un type de déchets à regarder de près, surtout dans nos communes de Soisy-sur-Seine et d’Etiolles où beaucoup d’habitants ont un jardin.

Pour plus d’infos, voir http://cniid.org

Ces déchets organiques peuvent en effet être compostés par vous-mêmes dans votre jardin à l’aide d’un compost individuel.

Les déchets que l'on peut composter facilement :

- Les déchets de cuisine : épluchures, coquilles d'œuf, marc de café, fanes de légumes,…
- Les déchets de jardin : tontes de gazon, feuilles mortes, branchages, tailles de haies,...

 

Sur ce dernier type de déchets, nous vous informons qu’une nouvelle association vient de se créer à Soisy-sur-Seine : « Entre Jardins, association pour la mutualisation de matériel de jardinage à Soisy-sur-Seine»
Cette association a pour objet  la promotion et le développement du jardinage ; en particulier sur le thème du jardinage respectueux de l’environnement ; la promotion des amendements naturels et la valorisation des déchets verts ; le développement des jardins familiaux, ouvriers.

Cette association met notamment à disposition un broyeur qui vous permettra de faire du mulch, une tondeuse à gazon …

Pour plus d’infos : http://entrejardins.lescigales.org
Renseignements au 06 42 12 22 20. Adhésion : 30 euros.


Bruno Dufételle


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Février 2011, le sujet du mois :


Pour la réussite du ''coeur de Soisy''


Soisy va enfin se doter d’un cœur de ville ! L’association avait à plusieurs reprises lancé cette idée… il y a déjà un peu plus de dix ans.

Les trois projets présentés aujourd’hui sont de qualité, bien réalisés, avec des images d’ambiance intéressantes. Le choix est d’autant plus difficile à effectuer. Reste toutefois à analyser les conséquences du futur aménagement et à rechercher celui qui saura le mieux traiter la rue des Francs-Bourgeois et ses abords. Car à y regarder de plus près, il faut bien reconnaître qu’aucun des trois projets ne semble répondre vraiment aux problématiques auxquelles tous les cœurs de villes sont confrontés : évolution du flux de la circulation automobile, politique du stationnement et, par voie de conséquence, dynamisation du commerce de proximité.


Flux de circulation :

Sauf à avoir manqué un épisode de l’avancement de l’étude, il ne semble pas que soient établis les motifs qui ont conduit au plan de circulation actuel. En effet, il faut remonter à la création de la ZAC des Meillottes, dans les années 1970, pour entrevoir un début de réflexion sur la déviation du centre ville. L’extension du trafic était prévisible et plusieurs hypothèses suscitaient déjà la controverse. Je citerai notamment la voie de contournement longeant la forêt de Sénart, projet qui n’a pas prospéré en raison du combat mené par les associations locales, du parc de Sénart, des Métairies, d’Etiolles et de Draveil. Une autre solution était à rechercher, mais aucune équipe municipale ne s’est préoccupée par la suite de cette question, repoussant toujours à plus tard la résolution du conflit entre circulation de transit et circulation intra-muros. En attendant, le plan de circulation dans sa version actuelle s’est stratifié au point d’apparaître aujourd’hui comme irréversible.


Le stationnement :

Là aussi, aucun des trois projets n’apporte vraiment de réponse à cette question essentielle du stationnement en cœur de ville entre les besoins actuels et futurs, alors même que celle-ci conditionne la réussite de l’opération.


Dynamisation du commerce :

Sans réponse aux deux points précédents, est-il alors judicieux de concentrer toutes les fonctions de la ville en un même lieu? La situation multipolaire n’est-elle pas préférable dans ce type de configuration de bourg? Ceci afin d’éviter les engorgements réguliers qui nuisent aussi bien à la qualité de vie qu’à l’intérêt renouvelé d’un commerce de proximité. Ne perdons pas de vue que tout au long de la RN448, chaque commune se développe de façon anarchique sans se préoccuper des perturbations engendrées vis à vis des communes voisines.  


Ces quelques remarques ne remettent en cause ni la nécessité d’un aménagement, ni la qualité des projets proposés, mais l’absence d’une réflexion plus prospective est gênante, d’autant plus que ces travaux engagent la santé du cœur de Soisy sur de nombreuses années. Il ne faudrait pas que la mise en œuvre d’un projet de cette nature et de cette importance soit à l’origine de l’aggravation de la circulation du cœur jusqu’aux pourtours de notre ville.
Jean-Pierre Moulin, président


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Novembre 2010, le sujet du mois :

Service public 
de distribution d’eau ou comment transférer sur le dos des abonnés une partie des fuites du réseau.

La distribution d’eau potable est une obligation de service public (Code général des collectivités territoriales : article L2224-12 et suivants.). La collectivité territoriale, propriétaire du réseau, établit un Cahier des Charges et le Règlement du Service des Eaux. Puis, elle délègue généralement l’exercice de ce service à une société chargée de l’exploitation. Les élus locaux sont donc bien ordonnateurs et contrôleurs de cette gestion.

Terminée l’époque où un agent de la compagnie des eaux passait tous les deux mois relever votre consommation !

Aujourd’hui, l’index du compteur est relevé au moins une fois par an et au maximum deux fois !

Certains appellent cela la modernisation et le progrès. Et pour ne pas vous déranger, ils décident de déplacer le compteur de votre sous-sol vers le domaine public, sans oublier de vous préciser que les fuites en partie privative sont à votre charge. D’ailleurs, des contrats d’assurances couvrant les risques de fuites vous sont proposés dès le lendemain du déplacement.

« On ne fait qu’appliquer le Règlement du Service des Eaux ! »

Ah, bon ???

Ce règlement vous a-t-il été fourni ? Ses modifications vous ont-elles été notifiées ?

Le déplacement du compteur a-t-il été soumis, avant exécution, à votre approbation écrite ?

La canalisation entre l’ancien emplacement et le nouveau (sous le trottoir) a-t-elle été rénovée par le service des eaux lors de ces travaux de déplacement ?

Dès 1982, la Commission des clauses abusives et le Conseil d’Etat (en 2001) ont dénoncé les nombreuses clauses illégales que contiennent ces Règlements du Service des Eaux.

Les élus ne peuvent ignorer ces clauses abusives donc réputées non-écrites, mais ils préfèrent fermer les yeux, jouer l’inertie et ne pas résister à la pression de lobbys.

Le scandale est là, dans le comportement de décideurs élus ! Ainsi des millions de mètres cubes d’eau partent dans des fuites, souvent invisibles, dont les abonnés sont rendus responsables alors qu’ils n’ont même pas les moyens de les détecter.

Pour en savoir plus, lire la suite dans le fichier "dossiers"

Henri EDON
Vice-président


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Septembre 2010, le sujet du mois :

Une association de défense de l’environnement, à quoi ça sert ?


La réponse qui vient naturellement à l’esprit est la suivante : c’est la parole citoyenne qui, dans un cadre collectif, peut s’exprimer librement et ainsi participer à l’élaboration de projets concernant notre cadre de vie.

Sans remettre en cause le pouvoir issu des urnes, il faut bien reconnaître que la taille des agglomérations actuelles ne peut continuer à croître sans porter préjudice à la qualité de vie des populations résidentes. Le législateur a d’ailleurs bien compris qu’un projet urbain ne pouvait être le résultat du seul travail d’expert. C’est pourquoi il a introduit le droit d’agir pour les associations dans différents codes, notamment dans le code de l’urbanisme. L’association est donc devenue un interlocuteur privilégié au même titre qu’une administration associée ou consultée sur un projet.


Au niveau régional, une association de cette nature peut-elle contribuer à bâtir un projet ?

Sur ce sujet il faut lire la presse pour mesurer l’ampleur du débat qui se profile. Si à Soisy/Etiolles nous sommes éloignés de la rumeur parisienne, il ne se passe pas de jour sans que fleurissent des idées nouvelles qui, un jour ou l’autre, viendront jusqu’à nos portes. A l’exemple récent de l’architecte Roland Castro, associé à la réflexion sur l’avenir du Grand Paris qui milite dorénavant pour une métropole de 40 km sur 40 au lieu d’une capitale de 10 km sur 10. L’idée n’est pas nouvelle et pas innocente non plus. Si elle voyait le jour, elle aurait sans doute l’avantage de mettre enfin un frein aux extensions solitaires et anarchiques des « 1000 » communes qui composent la région ?

Quelque soit le projet proposé, nous serons concernés. Ce sera alors l’occasion pour les associations de s’inviter dans le débat afin d’éviter que celui-ci soit confisqué au seul soin d’experts ou technocrates venus d’ailleurs et ne pas attendre d’être mis devant le fait accompli.

En évitant ainsi de renouveler les erreurs qui ont conduit à la situation actuelle en matière de déplacements domicile/travail, il serait alors possible d’imaginer une région apaisée et solidaire.

Il est permis de rêver…

Jean-Pierre Moulin
président


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Février 2010  le sujet du mois

L'enquête publique... utile ou inutile ?

Cette procédure, préalable à certaines décisions ou réalisations d'opérations, est conduite par un Commissaire Enquêteur (C.E.) et a comme objectif :

-     D'informer le public, recueillir ses appréciations, suggestions et contre-propositions.

-     De permettre à l'autorité compétente de disposer de tous les éléments nécessaires à son information avant la prise de décision.

 

IL EXISTE DEUX PRINCIPALES CATEGORIES D' ENQUETES PUBLIQUES :

-     Les enquêtes qui relèvent du « code de l'environnement ». Le C.E. est le plus souvent nommé par le Président du Tribunal Administratif.

-     Les enquêtes de droit commun. Le C.E. est nommé par le Préfet

 

LE DEROULEMENT D'UNE ENQUETE PUBLIQUE

1   préparation du projet par les autorités compétentes.

2    décision d'ouverture d'enquête. Arrêté préfectoral. Nomination d'un Commissaire Enquêteur pris dans une liste départementale d'aptitude à la fonction

3   publicité : annonce légale dans la presse locale, un mois avant l'ouverture de l'enquête et affichage en mairie, en préfecture.

4   intervention du public, déroulement de l'enquête. Durée : un mois.

5   rapport du C.E. dans le mois qui suit la fermeture de l'enquête. Décision à partir de ses « conclusions motivées ».

6   réalisation ou non du projet

 

 

LE COMMISSAIRE ENQUETEUR

Choisi sur une liste d'aptitude départementale, établie chaque année, le C.E. doit avoir des aptitudes assez larges, à la fois techniques, juridiques, mais il doit aussi être capable de recevoir, d'écouter et d'entendre le public, de conduire une réunion, de rédiger un document de synthèse parfois important où son « avis motivé » va être déterminant, directement, complètement, pour la décision.

 

LE PUBLIC ET LES ASSOCIATIONS LOCALES

Leur rôle est important, ils vont être amenés à exprimer leurs points de vue sur le projet :

-     oralement, au cours de rencontres avec le C.E.

-     par écrit sur le registre d'enquête.

Tous les moyens sont bons pour faire évoluer le projet, que l'on soit d'accord ou non.

Regroupement en association de défense, pétitions, tracts d'information, réunions…

Quelques conseils issus de l'expérience :

-     consultez le dossier, dès l'ouverture de l'enquête. 

-     exprimez tout de suite vos remarques dans le registre d'enquête. En effet, les gens qui viendront après vous ne manqueront pas de lire ce que vous avez écrit, et réagiront, peut-être en renforçant votre idée, en tout cas, le débat est lancé !.

-     si des éléments semblent obscurs, posez des questions, par écrit sur le registre, ou directement au C.E. Le C.E. a obligation de répondre tout de suite aux questions qui lui sont posées, il n'a pas le droit de différer sa réponse à son rapport écrit. Il n'est pas là pour répercuter les réponses du maire ou de l'autorité à l'origine de l'enquête. Il doit donner son point de vue.

Vous pouvez aussi fournir des documents contradictoires et des contre-propositions qui seront inclus dans le registre.

-     en fin de l'enquête, vous pouvez  remettre au C.E. ou lui envoyer par courrier un document de synthèse des remarques recueillies, ainsi que les éventuelles pétitions. Il a obligation d'insérer ces pièces au dossier.

 

LE RAPPORT DU C.E.

Rendu obligatoirement dans le mois qui suit la clôture de l'enquête, il est déterminant dans la prise de décision de l'autorité. Il est rendu public et consultable en préfecture, en mairie.

 

L'important est que le commissaire enquêteur soit capable de comprendre tous les enjeux du projet soumis à l'enquête : enjeux techniques, socio-économiques, politiques, environnementaux et sociaux ; qu'il soit capable de comprendre les différents points de vue s'exprimant autour de ces enjeux et qu'il sache, le cas échéant, en prenant les initiatives nécessaires, clarifier le débat entre ces différents points de vue et exprimer son avis en toute clarté et en toute indépendance.

 

EN CONCLUSION

L'enquête publique est un moment important de la démocratie, où chaque citoyen peut, doit s'exprimer. En effet, toute enquête est à l'origine d'un projet qui va changer ses conditions de vie, et engager l'avenir..

 

Il n'est pas normal que certaines enquêtes se déroulent sans que personne ne se dérange, ne serait-ce que pour s'informer de ce qui se décide dans son village, dans sa ville, dans son secteur. C'est laisser des décideurs, tout légitimes qu'ils soient, agir à leur guise. 

 

S'informer, participer aux décisions concernant la protection de l'environnement,  s'exprimer, est un devoir de citoyen, indispensable dans l'exercice de la démocratie. Exercice de la démocratie qui ne s'use que lorsqu'on le considère comme INUTILE.

                                                                                                          Henri EDON

                                                                                    Vice-président pour Etiolles

 

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QUERCUS n° 31 de septembre 2009 est paru. Allez le consulter dans l'onglet "Quercus".


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Contribution de SEE au débat sur le « Cœur de Soisy »

 

Depuis de nombreuses années se pose la question du cœur de ville à Soisy avec, en particulier, le traitement de la rue des Francs-Bourgeois, qui représente la colonne vertébrale du bourg, sur laquelle s'appuie toute réflexion d'avenir.

 

Le déclin commercial de cette rue remonte à plusieurs années déjà avec la disparition d'une part importante des commerces de proximité, de bouche notamment. Les raisons de ce déclin sont bien évidemment à rechercher du coté des consommateurs qui ont progressivement modifié leurs comportements avec le succès que l'on sait des centres commerciaux périphériques à la ville.

 

Il faut dire aussi que le trafic de transit n'a pas amélioré le charme de cette rue, avec une circulation souvent difficile, un stationnement anarchique et une insécurité routière évidente.

 

Le diagnostic déroulé le 17 octobre dernier à la salle des fêtes n'a malheureusement pas fourni suffisamment d'éléments pour analyser de façon précise cette évolution. La circulation de transit serait actuellement de 54% du trafic total ? A l'évidence, l'extension de ce trafic a été particulièrement profitable aux agences immobilières, bancaires ou d'assurances qui vivent de ce passage. Ne serait-il pas intéressant de replacer cette donnée dans l'accroissement général de la circulation que nous pouvons tous constater sur l'ensemble de la commune ?

 

La reconquête des cœurs de villes est un phénomène relativement récent en France qui, accompagné des dispositions réglementaires actuelles du code de l'urbanisme, permet de redonner vie à des quartiers centraux laissés à l'abandon.

Par ailleurs, remodeler une rue c'est avoir présent à l'esprit l'incitation d'une modification des comportements vis à vis des déplacements automobiles et faire le pari qu'une manière différente de vivre la ville en découle.

Ceci peut être facilité dans une période où les économies d'énergie et le respect environnemental deviennent des objectifs incontournables pour nos sociétés.

 

Alors à l'issue de ce diagnostic, serait-il permis de proposer quelques solutions qui correspondent à des attentes légitimes ?

 

-     Ne faut-il pas détourner le trafic de transit de la rue des Francs Bourgeois ? (c'est-à-dire de ceux qui, pressés, ne font que passer)

-     Et permettre ainsi une circulation locale plus modérée sur cet axe majeur, assurer aux piétons, cyclistes, et personnes à mobilité réduite l'appropriation partagée d'un espace public de qualité ?

-     Enfin relier les différents quartiers, notamment les lotissements du haut et des entrées de Soisy, par des cheminements mieux adaptés à la diversité des déplacements.

 

De son côté, le projet de restauration du château de l'ADAPT et l'aménagement de son parc participeront certainement d'une remise en perspective du parvis de l'église et de ses abords en un lieu plus convivial. Resterait à en définir plus précisément le contenu dont l'urgence semble moins visible aujourd'hui comparée au retraitement des cheminements de la ville, de la mise en valeur de ses activités artisanales et commerciales dans un contexte économique difficile.

 

 


Liens vers des sites ou blogs amis

Le site d'un Etiollais

Etiolles au jour le jour

 

ET TOUJOURS !

Nous vous proposons les trois ouvrages ci-dessous. Rendez-vous dans l'onglet "publications" pour en savoir plus.

1256054838     1256054895     1256054851

La ville en vie (épuisé)

Il était une fois Etiolles (épuisé)

Soisy au fil du temps